|
Le
sous-sol centrafricain, bien que n'ayant pas encore fait l'objet d'une
prospection syst?atique ni de recherche s?ieuse, poss?e un certain
nombre de ressources min?ales.
Quelques gisements ont ??mis ?jour r??ant la pr?ence d'uranium
?Bakouma (environ 20 000 tonnes d'uranium m?al), de lignite ?Nzako,
de fer ?Bogoin, de cuivre ?Ngad? de calcaire ?Bobassa (10 Mt. de
r?erves) et surout de diamant et d'or dans le Nord-Est, le Sud-Ouest
et le centre du pays.
Enfin, des indices de p?role ont ??signal? Nord-Est du pays.
La production
mini?e est limit? ?l'exploitation de l'or et du diamant
extrait dans les r?ions de Berb?ati, de la Haute-Sangha et de la Haute-Kotto.
Elle est essentiellement artisanale.
La production artisanale est achet? par des Bureaux d'achat qui en
assurent l'exportation.
Ces bureaux qui sont au nombre de cinq (Sodiam, Couronne, Badica, Sadior
et Socadio), doivent d?oser une caution de F CFA 100 millions et disposer
d'un capital social de 100 millions.
Les grandes soci?? industrielles peuvent exporter directement leur
production sans passer par ces bureaux d'achat
Le diamant centrafricain
est alluvionnaire, li?aux formations d?ritiques secondaires des gr?
de Carnot et de Mouka-Ouada.
On en trouve aussi dans les formations gr?euses pr?ambriennes de la
Kett? Il est principalement destin??la joaillerie. La RCA se situe
au cinqui?e rang mondial pour la qualit?de ses diamants.
La production de diamant, en majorit?artisanale, fait
vivre pr? de 50 000 artisans-chercheurs et quelques 160 collecteurs
agr?s. Elle rel?e en grande partie du secteur informel.
La production contr?? tourne autour des 500 000 carats par an. Mais
on estime que 60 % de la production r?lle est produite clandestinement
et export? en fraude.
De 415 000 carats environ en 1990, la production est pass? ?494 922
carats en 1993, pus ?531 992 carats en 1994.
La quasi totalit?de la production est export?, soit 528 775 carats
vendus ?l'exportation, en 1994, ?une valeur unitaire du carat de 77
608 F. En 1994, les recettes d'exportation tir?s du diamant, qui repr?entent
90 % des recettes totales, se sont ?ev?s ?F CFA 41,1 milliards, en
hausse de 98,6 % par rapport ?1995 o?elles ?aient ?alu?s a 20,8
milliards. Cette hausse est li? ?la d?aluation du franc CFA et a
une s?ie de r?ormes mises en uvre d? novembre 1993 qui ont
permis de redresser le secteur et d'accro?re la production.
La production industrielle
moderne commence ?se d?elopper avec l'installation de Soci?? mini?es
?rang?es.
L'une d'entre elles, Howe Centrafrique, une soci??canadienne qui a
investi pr? de $ 4 millions, est entr? en exploitation en juillet
1995.
Sa production se situe entre 2 et 3 000 carats.
Deux autres soci??, canadienne et sud africaine, ont obtenu des permis
de recherche.
L'or a ??
jusqu'?pr?ent exploit?dans les alluvions et dans la lat?ite.
Sa production, tr? ?ev? entre 1930 et 1940, atteignait les 600 kg
/an. Puis elle a chut?pour ne reprendre que dans les ann?s quatre-vingt.
Depuis 1988, elle est de nouveau en d?lin, passant de 384,9 kg a 226
kg en 1990, 192,1 kg en 1991. En 1994, cette production n'?ait plus
que de 138 kg, contre 170,6 kg en 1993; soit une baisse de 18,99 %.
On estime toutefois que la fraude est importante et que la production
annuel le r?lle atteindrait la tonne.
L'or a b??ici?d'une hausse en valeur des exportations en 1994, suite
?la d?aluation du franc CFA.
Ainsi, les recettes d'exportation sont pass?s de F CFA 370 millions
en 1993 a 628 millions en 1994, soit une augmentation de 69,7 %.
Pour dynamiser le
secteur minier, organiser le secteur, lutter contre la fraude et attirer
des op?ateurs miniers internationaux, le gouvernement a pris un certain
nombre de mesures, en partie sur la base des conclusions du Plan minier,
financ?par la Banque mondiale, dont le rapport final a vu le jour en
mai1995.
Les objectifs du
Plan minier ?aient d'?ablir l'inventaire des indices miniers, de mettre
en place une banque de donn?s g?logiques, de former des g?logues
aptes ?utiliser cette banque de donn?s, de faire une lecture critique
du code minier et de la fiscalit?mini?e.
Le programme daction
en cours d'ex?ution comporte plusieurs volets :
| |
- lorganisation
des artisans miniers en coop?atives mini?es.
Ces coop?atives,
institu?s en mai 1984 pour g?er l'aide financi?e et mat?ielle
mise a leur disposition par les Bureaux d'achat et les collecteurs,
ne fonctionnaient pas tr? bien. L'Etat a pris la d?ision en
1994 de redynamiser ces coop?atives.
Elles ont ??dot?s de moyens de production et d'une aide financi?e
d'un montant de F CFA 100 millions sur le Fonds de promotion
mini?e, repr?entant 50 % de ce fonds.
Un Permis de promotion artisanale (PPA) a ??créé.
- la lutte
contre la fraude avec le red?loiement des Brigades
mini?es et l'instauration d'une prime d'incitation ?
la d?onciation des fraudes
- la mise
en place du projet de promotion de diamants et
d'or artisanaux
- la cr?tion
d'une soci??de commercialisation de diamants et d'or
- l'institution,
en octobre 1995, du Comptoir centrafricain des m?aux
et pierres pr?ieux (CCMPP). Il a pour objet l'achat,
la vente le raffinage et la transformation de l'or par ses soins
ou par une tierce personne physique ou morale.
Il peut ?alement proc?er ?l'achat et ?la transformation
de toutes autres substances notamment le diamant, le platine,
le b?yl, le quartz...
- l'ouverture,
en f?rier 1996, d'une bourse internationale de diamant de
Bangui.
Cette bourse est ouverte aux Bureaux d'achat, aux tailleurs
de diamants et d'or bruts, aux soci?? mini?es, aux soci??
de commercialisation de diamants et d'or centrafricains et ?rangers
agr?s par le gouvernement, aux collecteurs de diamants, artisans
miniers centrafricains et ?rangers...
Les op?ateurs boursiers sont agr?s par d?ret pris en Conseil
des Ministres sur proposition du comit?centrafricain pour le
diamant .
Pour ?re agr?s, les ench?isseurs doivent d?oser au Tr?or
public une caution de F CFA 50 000 000 et ouvrir dans une banque
de la place, conventionn? avec la Bourse, un compte bancaire
libell?et approvisionn?en dollars am?icains ou en autres
principales devises convertibles.
- la r?ision
de la l?islation et de la fiscalit?mini?es
(r?ision du code minier, mise en place d'un code d'investissement
minier, baisse de la taxation ?l'exportation)
- la redynamisation
du bureau d'?aluation et du contr?e de diamant
et d'or (BECDOR).
Ce bureau avait pour objectif de contribuer ?maximiser les
recettes de l'Etat ?travers une meilleure ?aluation de la
valeur des produits.
Mais en raison de l'insuffisance de l'effectif des experts,
il n'a pu atteindre les r?ultats attendus.
- Divers
projets sont ?l'?ude dont la cr?tion d'une Ecole de m?iers
de diamant et de l'or et d'un Bureau de recherches
g?logiques et mini?es (co? estim?entre $ 350 et 400
000).
Dans le domaine de la cartographie g?logique, deux projets
sont envisag? : une carte au 1/ 500 000 de l'Est du Centrafrique
(co? estim?entre $1 300 000 et 2 000 000) et une autre au
1 / 200 000 de la RCA (co? estim?entre $ 6 000 000 et10 000
000).
Enfin des campagnes de promotion de sont en cours pour faire
conna?re le potentiel minier ?l'ext?ieur
|
|